Ce qui les unit.
L'équipe Snowtailors est restreinte, et c'est un choix. Cinq moniteurs, cinq tempéraments, une conviction commune — un cours privé est une relation, jamais une transaction. Certains skient les 3 Vallées depuis l'adolescence. D'autres sont venus plus tard, par la compétition ou par l'alpinisme. Tous portent le même diplôme d'État — et la même patience pour ces longues conversations qui font d'une semaine de ski un hiver dont la famille se souvient.
Chaque moniteur parle au moins français et anglais. Trois sur cinq travaillent aussi en italien. Pour les hôtes russophones, nous ouvrons l'équipe à deux collègues extérieurs de confiance — tous deux ENSA, tous deux avec nous en montagne depuis plus de dix ans. Pas d'interprète sur le terrain : soit le moniteur parle la langue de la famille, soit nous ne prenons pas la réservation.
Le diplôme — le Diplôme d'État de moniteur de ski — n'est pas un bout de papier. Il demande plusieurs années de formation à l'École Nationale de Ski et d'Alpinisme, à Chamonix, quatre phases d'examen, et l'évaluation du ski technique, de la sécurité en montagne, de la pédagogie et d'une connaissance opérationnelle du risque avalanche. C'est la qualification que portent tous les moniteurs ESF et les directeurs techniques de l'équipe de France. Aucun des nôtres n'en porte de moindre — et rien ne nous fera changer là-dessus.
Ce qui distingue la maison des écoles plus larges, ce n'est pas le diplôme. C'est la discipline du non — non aux cours que nous ne saurions assurer correctement, non aux dates que nous ne pouvons honorer avec le bon moniteur, non à l'hôte dont la demande mettrait en cause la sécurité d'un autre. Chacun des moniteurs de cette page porte cette discipline à sa façon. C'est, selon nous, la seule chose qui mérite d'être portée autrement.
Comment nous les choisissons.
Nous intégrons peut-être un moniteur toutes les deux saisons, rarement plus. Le recrutement n'est pas affiché. Les noms nous viennent de l'équipe en place — un collègue de l'ENSA à Chamonix, un ancien compétiteur, un moniteur plus jeune qui skie à nos côtés depuis plusieurs hivers. Nous skions d'abord avec lui. Souvent plusieurs jours. Parfois une semaine entière auprès d'une famille qui a accepté la présentation. C'est seulement alors que s'ouvre vraiment la conversation sur l'entrée dans la maison.
Trois choses comptent, à parts à peu près égales. La première, le niveau technique : le moniteur doit pouvoir skier tout ce qu'une journée privée auprès d'un hôte aguerri peut réserver — les longues descentes hors-piste de La Masse, les couloirs plus raides au-dessus de Courchevel, la moquette de printemps sur la face Cime Caron. Le diplôme fixe un seuil. Nous cherchons nettement au-dessus.
La deuxième, les langues. Le français et l'anglais parlés couramment sont le minimum. Une troisième langue, réellement tenue, est ce qui permet de bâtir les longues relations que la famille attend — l'italianophone qui retrouve chaque février une famille milanaise, le moniteur bilingue expressément demandé par un foyer londonien dont l'enfant est scolarisé en français. Nous n'improvisons pas. Soit la langue est là, soit le moniteur est associé à une autre famille.
La troisième se laisse moins bien décrire. Appelons-la le tempérament — la patience de passer une matinée sur la même courbe avec une adolescente de mauvaise humeur, le jugement de clore un programme une piste plus tôt quand la neige a tourné, la chaleur qui permet à une mère de confier son enfant de quatre ans sans crainte. C'est le seul critère difficile à éprouver. Nous l'éprouvons surtout en skiant ensemble assez longtemps pour qu'il n'y ait nulle part où se cacher.
La tribu.
Cliquez sur un portrait pour lire la fiche complète — biographie, manière d'enseigner, descentes préférées dans les 3 Vallées, familles et disciplines qui reviennent le plus dans son hiver. Chaque page indique aussi comment demander ce moniteur en particulier lorsque vous nous écrivez.
Où vous pourriez nous croiser.
Les cinq moniteurs enseignent sur l'ensemble des 3 Vallées, et chacun peut être demandé dans n'importe lequel des cinq villages. En pratique, chacun connaît pourtant un coin du domaine mieux que les autres — celui vers lequel nous l'orientons quand le choix reste ouvert.
Antoine Sangouard, qui a fondé la maison à Val Thorens, tient toujours la haute vallée des Belleville pour son terrain. Il skie les 3 Vallées avec la même aisance partout, mais les familles qui le réservent à Noël logent en général à Val Thorens, Saint-Martin ou dans le secteur Caron. Marion Levasseur partage son hiver entre Val Thorens et Les Menuires — le hors-piste de La Masse et les longues traversées au-dessus du Lac du Lou pour terrain de prédilection. Justine Guyon, c'est la monitrice que nous envoyons quand une famille séjourne à Courchevel ou Méribel avec de jeunes enfants — elle travaille les zones débutants du Pralong et de l'Altiport depuis bientôt dix ans.
Fabrice Galofaro partage son hiver entre Les Menuires — le stade de Reberty — et Méribel — les piquets d'entraînement du Roc de Fer —, où il conduit ses programmes de préparation course pour adolescents avancés et amateurs adultes. Les jours de repos, il est un excellent moniteur tous-terrains — mais son calendrier reste tenu d'abord pour les coureurs. Grégoire Socquet, enfin, c'est le moniteur que nous envoyons quand une famille traverse le domaine — séjour à Saint-Martin, déjeuner au Mont Vallon, retour vers Val Thorens par Tougnète. Il skie partout avec la même grâce, et il est demandé surtout par les hôtes dont la semaine tient mal dans un seul village.
Travailler avec Snowtailors.
Nous ne tenons pas de candidatures ouvertes. La maison s'agrandit par cooptation, lentement, et nous gardons une courte liste de noms suggérés par les moniteurs en place. Si vous êtes un collègue diplômé ENSA, à l'aise au moins en français et en anglais, et prêt à une longue conversation sur ce que nous faisons — écrivez à snowtailors@gmail.com avec un paragraphe sur votre ski et votre enseignement. Nous répondons à toutes les lettres sincères. La réponse est parfois non. Elle est rarement rapide. Elle est toujours honnête.