À qui ce programme s'adresse.
Le coaching course de la maison n'est ni une photo-souvenir au stade ni un après-midi de découverte sur portes plastique. Il s'adresse au skieur — douze ans ou cinquante — qui a décidé de skier plus vite, plus propre, avec une vraie technique face au chrono. Cette décision change toute la structure de la séance, et la maison la traite avec le sérieux qu'elle mérite.
La maison coache trois profils. D'abord le junior de club, qui arrive avec le plan de séance de son entraîneur en poche et veut une semaine ciblée entre deux manches FFS — décembre pour l'entrée en saison, fin février pour les vacances scolaires de milieu de cycle. Ensuite l'adolescent tombé amoureux des portes, sans club derrière lui, qui a besoin de structure plus que d'élan. Enfin l'adulte amateur — le coureur populaire, le compétiteur master, le parent qui veut simplement aller plus vite que son fils adolescent.
Aucun d'eux n'est débutant. Le niveau minimum requis est un parallèle solide sur rouges, en conditions variables. En deçà, le coaching course dessert le skieur ; la maison l'oriente avec douceur vers les cours privés ou la Semaine sur mesure, et remet les portes à la saison suivante.
Une porte est une question que pose la pente. Le coaching, c'est apprendre au corps à y répondre avant même que la question soit finie. Fabrice Galofaro, entraîneur
Fabrice, et le cabinet des certifications.
Fabrice Galofaro mène les stages course de la maison depuis onze saisons. Avant de nous rejoindre, il a été entraîneur de club à Méribel pendant neuf ans, membre du staff régional FFS, et compétiteur lui-même sur le circuit master — il court d'ailleurs encore, discrètement, chaque mois de mars, et nous le questionnons toujours sur chaque porte qu'il passe. Il détient le Diplôme d'État de moniteur de ski, la spécialisation entraîneur BEES et la certification d'entraîneur national FFS. Au mur de son bureau de Reberty, les trois diplômes voisinent avec une photo de son équipe U14 de 2017.
Ce que Fabrice apporte, ce ne sont pas d'abord les certifications — chaque entraîneur senior de la vallée possède un mur semblable. C'est la patience pour la porte qui n'est pas encore juste. Le coaching course est une discipline de répétition, et la tentation, face à un adolescent enthousiaste ou à un adulte pressé, serait d'ajouter de l'intensité. Fabrice fait l'inverse. Il raccourcit la manche, épure la ligne, et refuse de laisser le skieur avancer tant que le petit défaut — une carre tardive, une main qui croise le corps, une épaule qui tombe — n'a pas été corrigé sur trois manches d'affilée.
Pour les amateurs seniors, Fabrice est aussi l'entraîneur qui vous dira la vérité sur ce que vous ne pouvez plus faire. Il est un âge singulier — autour de cinquante-deux ans, d'expérience — où le slalom se durcit, et où la réponse est de passer au géant plutôt que de s'obstiner. C'est le genre de conversation que Fabrice tient, doucement, à la table du déjeuner du mercredi.
Les trois stades que nous utilisons.
Les 3 Vallées possèdent un ensemble sérieux de pistes de compétition — l'héritage olympique de 1992, la descente Coupe du Monde dames du Roc de Fer, et l'infrastructure de slalom qui perdure dans la vallée. La maison travaille les portes sur trois sites, dans cet ordre de préférence, selon le jour et la neige.
Reberty, Les Menuires
Notre stade d'origine, celui que Fabrice connaît le plus intimement. Une piste de slalom de 320 mètres à ancrages permanents, exposée nord, qui tient une neige ferme jusqu'à fin mars. Un stage de cinq jours commence en général ici, par deux matinées d'exercices de slalom, avant de passer au géant ailleurs. L'accès est direct, la remontée rapide — on enchaîne douze manches dans une matinée sans jamais se presser.
Roc de Fer, Méribel
Le versant géant du programme. Le Roc de Fer est la piste de descente Coupe du Monde dames — large, raide, au dégagement d'une netteté parfaite. La maison n'emprunte pas le tracé Coupe du Monde ; elle pose son propre tracé de géant sur la section haute, avec l'autorisation de la station, les matinées dégagées. La vue sur la vallée depuis le portillon de départ vaut, à elle seule, le déplacement.
Saulire, Courchevel
Le troisième stade, réservé le plus souvent aux hôtes adultes logés à Courchevel qui préfèrent éviter la traversée du matin. Ancrages permanents sur la face haute de Saulire, accessibles depuis la télécabine des Verdons. Moins raide que Reberty, plus doux au soleil du matin — un profil utile pour travailler les virages à grand rayon.
Vidéo, chronos, la revue au déjeuner.
Chaque séance de coaching repose sur les mêmes trois piliers : les portes le matin, la revue vidéo au déjeuner, le ski libre l'après-midi pour mettre en pratique ce qui a été acquis. La structure est rigoureuse parce que la discipline récompense la rigueur — et parce que, sans elle, on repart avec des sensations plutôt qu'une compréhension.
La vidéo est prise à chaque manche, sous deux angles — caméra à la porte, caméra dans l'axe de la pente — et revue sur tablette au déjeuner. Le chronométrage se fait au chronomètre manuel le deuxième jour, puis au système portable dès le troisième. Au terme d'un stage de cinq jours, on repart avec une fiche imprimée de chaque temps de chaque manche, des écarts au meilleur temps précédent, et un bref commentaire écrit de Fabrice sur le travail technique à l'origine de chaque écart.
Le ski libre de l'après-midi pèse plus que l'on ne s'y attend parfois. Trois heures sur rouges et noires, loin du stade, à reporter en descente ce qui a été travaillé dans les portes. Le transfert n'a rien d'automatique ; c'est là tout l'enjeu de l'après-midi. La journée se clôt par un court débrief vidéo au chalet — quinze minutes, pas davantage.
Préparation des skis et bootfitter
La maison coordonne l'affûtage des skis chaque soir d'un stage sérieux. Les skis reviennent des portes, les carres marquées, et doivent être affûtés à la main pour le lendemain matin ; le magasin partenaire de Courchevel assure un service quotidien pour nos hôtes course. Le bootfitter — Antoine, de La Cordée Sports, avec qui la maison entretient une relation de longue date — règle l'inclinaison avant, le canting et la flexibilité de la coque le premier jour, puis à nouveau le troisième.
Comment les semaines sont structurées.
Trois formats répondent à l'essentiel des demandes. La maison chiffre toute autre forme au fil de la conversation, mais c'est autour de ceux-là que le calendrier se bâtit.
- Stage intensif de cinq jours — le standard. Cinq matinées de portes, cinq après-midi de ski libre, vidéo chaque jour, affûtage chaque soir. Le format qui donne la progression la plus nette sur une feuille de chronos.
- Journée intensive — une seule journée pleine de coaching, quatre heures de portes avec revue vidéo. Pour l'amateur adulte en court séjour ou le junior entre deux séances de club.
- Stage de préparation course — bâti autour d'une date de course précise. La maison remonte le fil depuis le jour J, allège le volume la veille, accompagne le skieur au portillon de départ si la course se dispute dans les 3 Vallées.
Tarifs
Le coaching course se chiffre sur devis. À titre indicatif : 1 200 € par jour pour un skieur adulte ou junior seul avec un entraîneur — vidéo, chronométrage, affûtage du soir et accès stade compris. Les stages intensifs de cinq jours se situent entre 5 200 € et 6 800 € selon les dates, la taille du groupe et le recours ou non au système de chronométrage et à la coordination du bootfitter. Comme toujours, les forfaits et la location de matériel sont facturés à part, au prix coûtant.