Saison ouverte le 6 décembre 2026
Premiers virages, mémoires durables

Les enfants, patiemment, sur la neige.

Un enfant mérite une matinée à lui seul — un moniteur qu'il reconnaît, un coin de neige qu'il n'oubliera pas. De quatre ans jusqu'aux portes de l'adolescence, la maison enseigne aux enfants comme elle enseigne aux siens — sans hâte, avec un peu de théâtre, et jamais au milieu d'inconnus.

4 ans
Âge minimum — premiers virages
1 : 4
Ratio maximum par moniteur
80 €/h
À partir de — demi-journée matin
5 villages
Sur tout le domaine
Une décision discrète

Pourquoi nous ne faisons pas de cours collectif enfants.

Il règne un silence particulier dans un chalet, à neuf heures et demie, quand les parents reviennent de la dépose et guettent le message. Le message vient rarement ; la matinée se passe presque toujours bien. Mais l'inquiétude demeure — ces autres enfants qu'on ne connaît pas, ce moniteur qu'on ne connaît pas, cette patience qu'on ne connaît pas. Voilà pourquoi la maison n'a jamais proposé de cours collectif.

Le cours collectif est, par nature, un compromis. Un moniteur ne peut suivre le rythme de sept enfants à la fois — alors il enseigne pour le milieu du groupe. Le plus vif s'ennuie dès le mardi ; le plus hésitant pleure le mercredi ; le jeudi, les parents se demandent pourquoi leur fille fait encore le chasse-neige qu'elle faisait déjà au mois de mars. Personne n'est en tort — c'est la seule arithmétique de la salle de classe.

Une matinée en privé obéit à une autre arithmétique. Le moniteur observe l'enfant un quart d'heure, corrige, l'observe à nouveau vers onze heures, corrige encore. Aucune pression du groupe, aucun inconnu qui bouscule la file d'attente. L'enfant est, tout simplement, au centre de la matinée — et c'est bien là ce que des vacances devraient donner à ressentir.

Un enfant de six ans apprend à skier de deux manières — sous le regard attentif d'un adulte, et sans jamais se sentir regardé. Tout l'art tient à faire les deux en même temps. Justine Guyon, programme enfants
Le moniteur

Justine, et le théâtre du premier matin.

Justine Guyon dirige le programme enfants de la maison depuis neuf saisons. Elle est titulaire du Diplôme d'État, de la spécialisation enfants — et d'un talent discret pour le moment de la matinée qui compte le plus : les trente premières minutes, quand un enfant de quatre ans hésite entre les larmes et le jeu. Justine ne commence pas par le ski. Elle commence par une histoire — un petit ours qui vit en haut du tapis, une princesse qui a perdu sa moufle, un renard qui ne se montre que lorsque les enfants tournent à gauche. Le temps que la première scène se joue, les chaussures sont aux pieds et la matinée a commencé sans que l'enfant s'en aperçoive.

Ce n'est pas un artifice — c'est comprendre qu'à cinq ans un enfant ne distingue pas encore le ski du jeu, et que le rôle du moniteur consiste à faire durer le jeu le plus longtemps possible. La première saison, le ski n'est qu'un heureux effet du jeu qu'on prolonge. La technique vient — elle vient toujours. Mais elle entre par la porte de service, pendant que l'enfant rit.

Avec les plus grands — huit, dix, douze ans — le théâtre s'efface peu à peu. Justine, ou l'un de ses collègues, parle technique : carres, transfert d'appui, ces petits réglages qui changent un chasse-neige en virage parallèle. À cet âge, les enfants sont le plus souvent ravis qu'on les prenne au sérieux. La maison a appris à repérer l'instant où un enfant franchit cette ligne — et à changer de registre dans la même matinée.

Une monitrice Snowtailors avec un enfant de quatre ans sur le tapis du Pralong, Courchevel
Première matinée sur le Pralong — Courchevel — un enfant de quatre ans, le tapis magique, et Justine.
Selon l'âge

Ce que nous faisons, selon les années.

Entre quatre et treize ans, un enfant change si vite qu'aucun programme unique ne saurait tous les contenir. Voici ce qui, d'expérience, convient au tempérament de chaque tranche d'âge. Rien n'est figé — la maison ajuste sans cesse.

Quatre à cinq ans — les premiers virages

Des séances de quatre-vingt-dix minutes au plus, deux fois par jour si l'enfant en redemande, une fois sinon. Le tapis magique, le chasse-neige, la pizza douce. Le déjeuner se prend au chalet avec les parents, jamais sur la montagne. Casques réglés à la taille le matin même, au magasin du village, inclus. La plupart des familles composent trois ou quatre matinées plutôt qu'une semaine entière — à quatre ans, un enfant n'a pas besoin de skier tous les jours.

Six à huit ans — la demi-journée

Des demi-journées pleines, des jeux dans la neige, le premier vrai télésiège, la première émotion d'un parent qui ne tient plus le dos de la veste. À cet âge, seuls avec un adulte, les enfants apprennent avec une vitesse surprenante. Au bout d'une semaine, la plupart skient les bleues, dessinent le parallèle sur les rouges les plus douces, et réclament de skier avec leurs parents dès le vendredi.

Neuf à douze ans — le vrai ski

La journée complète devient possible, et souvent féconde. Le travail technique commence — virages courts, premières approches de la poudre, une brève introduction au hors-piste sous stricte surveillance, la première vidéo au déjeuner. À cet âge, un enfant est parfaitement capable de skier l'ensemble des 3 Vallées au terme d'une semaine sérieuse — ce qui surprend souvent les parents.

Treize ans et plus — traités comme des adultes

À partir de treize ans, la maison traite les enfants en adultes. Ils rejoignent la famille sur le même programme, le même terrain, avec le même moniteur. La dynamique change — l'adolescent skie tantôt devant, tantôt derrière, parfois à part avec un moniteur plus jeune pour une matinée plus enlevée. À quinze ans, nombre de nos jeunes hôtes de longue date skient en hors-piste avec leurs parents, munis de leur propre matériel de sécurité.

Zones débutants

Les zones où nous revenons, saison après saison.

Chaque village des 3 Vallées a sa zone débutant ; toutes ne se valent pas. Voici celles où la maison revient depuis quinze ans, et ce qui l'y ramène.

  • Le Pralong, Courchevel 1850 — douce, abritée, deux tapis et un télésiège lent. La zone la plus fréquentée du calendrier enfants de la maison. À cinq minutes du village, à pied.
  • L'Altiport, Méribel — large, ensoleillée, bordée de mélèzes. Une bleue qui descend du petit plateau de l'altiport, parfaite pour la deuxième journée d'une semaine débutante.
  • Plein Sud et Cascades, Val Thorens — la zone débutant du village, plein sud, accessible skis aux pieds depuis la plupart des chalets. Plus calme que le reste de la station, même en février.
  • La Croisette, Les Menuires — l'aire d'apprentissage au cœur du village, juste au-dessus de la porte des remontées. Idéale pour les hôtes logés au centre ou dans les hameaux voisins.
  • Le village débutant de Saint-Martin — la plus petite des cinq, la plus paisible. Celle que la maison conseille aux tout-débutants timides, que l'effervescence de Courchevel ou de Val Thorens intimiderait.
Configurations familiales

Comment les parents s'organisent autour des enfants.

Le cours enfant est rarement isolé ; il s'inscrit dans une semaine familiale plus large. Trois configurations reviennent assez souvent pour que la maison ait, pour chacune, ses habitudes.

Les parents skient à côté. La demande la plus fréquente, surtout avec les jeunes enfants. Les parents skient sur la même aire d'apprentissage, parfois sur la même remontée, à distance discrète. Justine suggère volontiers qu'ils prennent leur propre moniteur pour le travail technique — un enfant observe avec attention la façon de skier de ses parents, et un appui parental bien placé l'aide souvent plus qu'un cours de plus.

Les parents au café. La formule la plus simple. Les parents déposent les enfants au point de rendez-vous à neuf heures et reviennent à midi, après un petit-déjeuner tranquille à La Maison (Val Thorens) ou au Tremplin (Courchevel). La maison envoie un seul message vers dix heures et demie, jamais davantage — une phrase sur le déroulé de la matinée.

Les parents sur la grande montagne. La formule qui fait sans doute notre réputation — deux moniteurs, deux programmes, une seule famille. Les parents filent à La Masse, à Saulire ou dans les combes de Méribel avec Marion Levasseur ou Grégoire Socquet pour une matinée hors-piste, pendant que Justine emmène les enfants sur le Pralong ou Plein Sud. Le déjeuner se coordonne à la minute — les deux groupes se retrouvent au restaurant à cinq minutes d'écart.

Matériel, casques, sécurité

Casques réglés à la taille au magasin du village le matin du premier cours, compris dans le tarif. La maison ne laisse jamais un enfant skier au-dessus de son niveau — si un parent insiste sur une piste que le moniteur juge inadaptée à la journée, celui-ci le dit avec douceur et propose autre chose. Le matériel de sécurité avalanche pour enfant est réservé à ceux qui skient en hors-piste avec la maison, à partir de douze ans ; son maniement s'enseigne la saison qui précède son usage.

Tarifs

Le cours enfant se facture au même tarif horaire que la demi-journée du matin pour un adulte — à partir de 80 € de l'heure. Une demi-journée matinale classique, trois heures, se situe au niveau d'un cours adulte. Les semaines complètes se chiffrent sur demande ; la haute saison (Noël, Nouvel An, vacances de février et de Pâques) appelle une majoration que la maison confirme volontiers avant que vous ne composiez votre semaine. Une semaine enfants classique, ce sont six matinées, une matinée de repos et une dernière sortie en famille — entre 1 800 € et 2 600 € selon les dates et l'ancienneté du moniteur.

En bonne compagnie
Cheval Blanc Courchevel Le K2 Palace Le Pashmina L'Apogée Quintessentially
Questions fréquentes

Ce que les parents demandent en premier.

La maison enseigne aux enfants à partir de quatre ans. Les toutes premières séances restent brèves — à quatre ou cinq ans, quatre-vingt-dix minutes marquent le seuil naturel. Dès six ans, les demi-journées prennent tout leur sens. En deçà de quatre ans, la maison décline avec courtoisie.
Jusqu'à quatre frères, sœurs ou cousins de niveau proche. Au-delà, la maison propose un second moniteur — jamais un ratio plus élevé. C'est précisément ce que l'on vient chercher ici : votre enfant n'est jamais perdu dans une foule.
L'équipe couvre le français, l'anglais, le russe, l'italien et l'espagnol. La maison choisit le moniteur selon la langue où l'enfant se sent le plus à l'aise — à cinq ans, apprendre à skier suffit, sans avoir à apprendre en plus un vocabulaire nouveau.
Le moniteur ralentit. Il s'assoit dans la neige. Il arrive qu'on interrompe la séance au bout de vingt minutes pour rentrer au chalet prendre un chocolat chaud. Les larmes ne sont pas un échec — elles sont un renseignement. Le lendemain, le moniteur reconstruit, en douceur.
La plupart des familles reprennent leurs enfants au pied des pistes à midi. Pour les journées complètes, le moniteur déjeune avec eux dans un restaurant d'altitude paisible — carte brève, salle chaleureuse. Les parents y sont les bienvenus.
Oui — c'est l'une des configurations les plus demandées. Un second moniteur emmène les parents sur La Masse, Saulire ou les combes de Méribel pendant que le moniteur des enfants reste sur la zone débutant. Tout le monde se retrouve au déjeuner, à dix minutes près.
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