Marion, en un paragraphe.
Marion a grandi entre Aoste et Annecy, d'une mère italienne et d'un père français, alpinistes l'un et l'autre. Elle a chaussé ses premiers skis à trois ans et s'est encordée pour la première fois avec son père à treize. Choisir entre l'enseignement du ski et le métier de guide de haute montagne a été, chez elle, une longue et patiente négociation. Pour l'heure, elle fait les deux.
Elle est titulaire du Diplôme d'État de l'École Nationale de Ski et d'Alpinisme, au terme d'un long apprentissage à l'école d'alpinisme de la FFCAM. Elle est, de surcroît, certifiée Anena pour la gestion du risque avalanche — la qualification autonome la plus exigeante de France sur le sujet, dispensée par les nivologues du bureau Météo-France de Grenoble. Elle est, enfin, aspirante guide de haute montagne IFMGA, la fédération internationale, et compte achever le diplôme complet dans les deux prochaines saisons.
En pratique, cela veut dire que les journées hors-piste que Marion encadre auprès de nos familles reposent sur trois couches de qualification : monitrice de ski, analyste avalanche, alpiniste aspirante. Le matériel qu'elle porte — et qu'elle équipe sur chaque hôte avant la première descente de la semaine — est celui d'un guide. Le matin où elle ouvre chaque journée hors-piste par un exercice DVA et une lecture du manteau est celui où un guide l'ouvrirait. Si l'équipe lui confie la discipline, c'est parce qu'elle la traite comme telle.
Marion enseigne en français, en anglais et en italien. Elle travaille le plus souvent avec des familles fidèles de Milan, Turin, Genève et Londres. Hors du calendrier de l'école, elle est sur peaux — randonnée à ski au-dessus de La Léchère, ski-alpinisme côté italien du massif du Mont-Blanc, et, au printemps, sur les longues hautes routes de la Vanoise. C'est, et de loin, le membre le plus affûté de la maison.
Quand elle vous emmène — et quand elle ne vous emmène pas.
La décision hors-piste de Marion se prend deux fois par matin. La première à six heures, un café et trois fenêtres ouvertes sur son écran — le BERA Météo-France, le service avalanche régional italien, le modèle météo du bureau de Lyon. Quand elle retrouve la famille dans la file d'attente, elle a déjà un itinéraire en tête, un itinéraire de repli en réserve, et une limite nette en deçà de laquelle elle n'emmènera pas le groupe ce jour-là.
La seconde décision se prend sur la neige, au sommet de la première descente hors-piste de la semaine. Elle creuse un petit profil, fait un test de stabilité rapide, observe le transport éolien des dernières 24 heures. Si la neige est chargée, l'itinéraire change. Si le test échoue, la journée change. La décision est la sienne. Elle ne se négocie pas. Les familles qui réservent Marion connaissent le contrat — et c'est, de loin, ce qui les fait revenir.
Concrètement, sur une saison : sur dix journées prévues avec du hors-piste, deux se replient sur un programme de piste, une se déplace vers un autre secteur, sept se déroulent à peu près comme prévu. Marion en explique la raison à la famille, en termes simples, avant de quitter le chalet. Rien n'est mis en scène. La journée avance.
Pour les familles qui veulent du vrai freeride — trois jours consécutifs ou plus de hors-piste programmé —, Marion est la seule monitrice de l'équipe que nous recommandons sans réserve. Pour du hors-piste ponctuel glissé dans une semaine de piste, chacun dans l'équipe sait le faire. La nuance compte davantage en février, quand le manteau est plus délicat, qu'à la fin mars, quand la moquette de printemps pardonne presque tout.
Sa ligne préférée des 3 Vallées.
La ligne préférée de Marion, si les conditions suivent, est la longue traversée du sommet de La Masse jusqu'au Lac du Lou. Six kilomètres de hors-piste, une seule descente soutenue, 700 mètres de dénivelé, et un petit col à gravir au milieu. Elle y emmène une famille une à deux fois par hiver, presque toujours un mercredi, presque toujours avec un déjeuner réservé au Chalet du Lac à l'arrivée. C'est la descente qu'elle offrirait à n'importe quel ami de passage, si on la laissait choisir.
Sa deuxième ligne préférée, dont elle parle moins, est la longue Combe de Rosaël sur le versant nord de la Cime Caron — réservée aux familles qui ont déjà skié La Masse avec elle et veulent plus raide pour la seconde moitié de la semaine.
Dans les mots de ses clients.
Le matin que nous attendions, elle a dit non. Nous avons été déçus quarante secondes. Puis nous avons eu la plus belle journée sur piste de la semaine. Deux jours plus tard, elle a dit oui — et ce fut la plus belle journée hors-piste de notre vie. Une famille fidèle, Genève — quatrième hiver avec Marion
C'est la personne la plus calme derrière laquelle j'aie jamais skié. Rien n'est précipité. Rien n'est démonstratif. Et pourtant, le vendredi, notre fille skiait une neige vierge dans un couloir où elle ne serait jamais entrée sans elle. Un hôte italien, Milan — deuxième semaine avec Snowtailors
Où vous skierez avec elle.
Marion partage son hiver entre deux villages. Val Thorens — la face Cime Caron, les longues descentes vers le Lac du Lou — pèse près de la moitié de son calendrier. Les Menuires, et plus précisément le hors-piste de La Masse de l'autre côté de la vallée des Belleville, en occupe le reste. Elle skie Méribel, Courchevel et Saint-Martin par roulement quand la famille choisit d'y séjourner.
- Val Thorens — la face Cime Caron, le versant sud du Boismint, et les longues itinérantes de la Pointe du Bouchet jusqu'au Lac du Lou. Son terrain de prédilection quand la neige est sèche.
- Les Menuires — le hors-piste de La Masse, qu'elle tient pour la plus belle neige fraîche accessible aux remontées des 3 Vallées. Les longs retours vers le village depuis le sommet de la télécabine.
- Saint-Martin, Méribel, Courchevel — enseignés par roulement, plus souvent quand les familles demandent une semaine multi-villages. C'est aussi notre premier appel pour une journée guidée dans le Parc national de la Vanoise, en accès ski de randonnée.
Travailler avec Marion.
Pour demander Marion en particulier, indiquez son nom dans votre message. Son calendrier se remplit en premier pour les semaines de plein hiver — fin janvier à mi-mars —, quand les conditions hors-piste des 3 Vallées sont les plus sûres. À Noël et au Nouvel An, quand la neige de basse altitude est moins certaine, elle prend moins de familles dédiées au hors-piste et davantage de programmes tous-terrains.
Langues : français, anglais ou italien, avec une aisance égale. C'est la monitrice vers qui nous orientons les familles italianophones par défaut, et l'une des deux, dans l'équipe, capables de conduire une semaine entière en italien.
Les journées hors-piste comprennent un DVA, une pelle et une sonde pour chaque hôte, un sac airbag pour le skieur de tête, et un exercice DVA de 15 minutes avant la première descente. Pour les semaines freeride de trois jours de hors-piste consécutifs ou plus, nous étendons le matériel à un airbag par hôte, sans supplément. Elle ne travaille pas avec un hôte qui refuse de porter un DVA. La décision est la sienne, et elle est tenue sans discussion.