Antoine, en un paragraphe.
Antoine a grandi à Val Thorens, dans un appartement qui dominait la gare de départ du télécabine de la Cime Caron. Il a, de son propre aveu, skié la même descente un millier de fois — et il prend encore la cabine avec l'attention du premier matin. L'école qu'il a fondée en 2014 porte le reste de son tempérament : peu de mots, beaucoup de patience, et pas le moindre goût pour le versant bruyant d'un village de ski français.
Il a passé le Diplôme d'État avec la promotion 2008, au terme du long apprentissage d'usage — trois années à l'École Nationale de Ski et d'Alpinisme, à Chamonix, les épreuves techniques, les modules avalanche, la semaine de pédagogie. Il a ensuite passé six hivers dans l'une des plus grandes écoles des 3 Vallées, avant de fonder Snowtailors avec une poignée de collègues qu'il accompagnait sans bruit en montagne depuis le diplôme.
Antoine enseigne en français et en anglais, avec dans les deux langues une aisance que personne ne relève passé le premier matin. Son ski est technique sans rien de démonstratif — la courbe courte et nette d'un moniteur formé en Belleville, aussi à l'aise sur la face sud de la Cime Caron que sur le tapis-magique de Cascades. C'est le moniteur que nous envoyons aux familles qui veulent, tout simplement, le fondateur. Il en accompagne cinq ou six chaque hiver, sur la même semaine, d'une année à l'autre.
Hors des heures de l'école, il est en montagne — randonnée vers le col du Bouchet en avril, ski-alpinisme au-dessus de Pralognan quand la saison le permet. L'après-ski n'est pas son affaire. C'est, dit-on parmi ses collègues, le plus discret de la maison — et le plus enclin à envoyer un message à six heures du matin pour confirmer un point de rendez-vous.
Sa philosophie d'enseignement.
Le premier matin d'Antoine avec un hôte est, à de rares exceptions près, un matin d'observation. Il n'enseigne pas. Il regarde — les pieds, la trajectoire, l'empreinte discrète de chaque moniteur qui a précédé auprès de la famille — et cale le reste de la semaine là-dessus. Les premières corrections, quand elles viennent, sont en général au nombre de trois. La quatrième attend le mardi.
Il n'aime pas le cours qui tourne à l'exercice de stade. Avec les adultes surtout, il préfère skier des descentes entières en silence et ne s'arrêter qu'à la remontée, où une seule phrase — sur l'appui du ski extérieur, sur le regard porté à la porte suivante — fait souvent le travail d'une heure de petites courbes répétées. Résultat, en fin de semaine : une famille qui skie plus long, mieux enchaîné, sans trop savoir pourquoi.
Avec les enfants en âge de le prendre au sérieux — sept ans et plus, d'expérience —, il garde la même retenue avec un ajout : un humour sec, constant, qui fait des longues remontées en cabine le moment de la journée dont l'enfant se souvient le plus. En dix-sept hivers, il n'a jamais élevé la voix sur une piste. En dix-sept hivers, il n'a jamais non plus perdu un enfant.
Sa ligne préférée des 3 Vallées.
Interrogé, un verre de vin à la main à La Bouitte, Antoine cite le Couloir Tournier au-dessus de Courchevel — la longue ligne étroite qui plonge de l'épaule de la Saulire jusqu'à la gare intermédiaire des Verdons. Il l'a skié pour la première fois à quinze ans, avec son père, un matin de février d'un bleu sans faille. Il le skie deux fois l'an aujourd'hui, presque toujours seul, presque toujours à la première heure.
Pour les hôtes, sa ligne préférée est plus douce et plus fréquentée — la descente entière de la face Cime Caron, prise sans hâte, du sommet à 3 230 mètres jusqu'au village. C'est, à ses yeux, l'épreuve la plus honnête du ski dans les 3 Vallées : 920 mètres de dénivelé, quatre textures de neige distinctes du sommet venté à l'arrivée plein sud, et pas un raccourci. Il la garde pour le mercredi ou le jeudi de chaque semaine, si la météo suit.
Dans les mots de ses clients.
Huit hivers que nous skions avec Antoine. C'est le premier appel que nous passons quand nous réservons le chalet, avant même les vols. Les enfants l'adorent. Nous l'adorons. Une famille fidèle, Londres — chalet à Saint-Martin
Ce qui nous a frappés le troisième jour, c'est le peu qu'il avait dit, et tout ce que nous avions appris. Le vendredi, je skiais la Combe de Caron sans y penser. Il avait glissé cela quelque part entre le mardi et le jeudi, sans que nous le remarquions. Un hôte adulte, Milan — première semaine avec Snowtailors
Où vous skierez avec lui.
Antoine enseigne sur l'ensemble des 3 Vallées, mais les familles qui le réservent à Noël et au Nouvel An logent le plus souvent en trois endroits. Val Thorens — le village où il a grandi et où se tient le bureau de Snowtailors — pèse près de la moitié de son hiver. Saint-Martin de Belleville, le plus calme des cinq villages et son lieu de prédilection pour installer une famille avec de jeunes enfants, en occupe le quart suivant. Le reste de son calendrier se partage entre Méribel, Courchevel et les longues traversées de l'un à l'autre.
- Val Thorens — le village d'origine. Antoine connaît chaque porte de chalet, chaque raccourci entre Plein Sud et Caron, et le rythme matinal de chaque conciergerie du village.
- Saint-Martin de Belleville — pour les familles qui veulent l'ampleur des 3 Vallées sans le bruit de Val Thorens. C'est le moniteur que nous envoyons quand une famille séjourne à La Bouitte ou dans l'un des chalets privés du village.
- Le domaine entier — pour les hôtes qui veulent un village différent chaque jour. Antoine bâtit ces semaines lui-même, déjeuners réservés à l'avance et enchaînement des remontées réglé à la minute.
Travailler avec Antoine.
Pour demander Antoine en particulier, indiquez son nom dans votre message. Son calendrier se remplit en premier pour Noël, le Nouvel An et les vacances de février — comptez 60 jours d'avance pour ces périodes, 14 jours pour toutes les autres. Il travaille en demi-journées et en journées complètes ; au-delà de quatre personnes, nous conseillons en général la journée complète avec déjeuner intégré, afin que la matinée et l'après-midi puissent suivre deux rythmes distincts.
Langues : français ou anglais, avec une aisance égale dans les deux. Il travaille le plus souvent avec des familles françaises, britanniques, américaines, belges et suisses. Pour les hôtes italianophones, nous orientons plutôt le foyer vers Marion Levasseur ou Fabrice Galofaro.
Le matériel, les forfaits et les réservations de déjeuner sont organisés à part par notre concierge — le matin même où Antoine confirme le point de rendez-vous. Il aime commencer à la porte du chalet, skis aux pieds, à 9 heures. Il est rarement en retard. Plus souvent en avance de trois minutes.